Festival Building Beyond 2026

Client Leonard
Lieu Paris, France
Date 2026

Pour l'édition 2026 du festival Building Beyond, organisée par Leonard, Manifesto a assuré la programmation et la production de trois œuvres totémiques par Paul Créange, Anaïs Lelièvre et Recycle Group

Nos missions :

-Programmation

-Coordination d'un événement artistique ponctuel

-Production et installation d'œuvres

L'édition 2026 de Building Beyond a permis d'explorer l'énergie comme une force essentielle du vivant, à la fois physique, humaine et créative. Présente dans les corps, la matière et les territoires, l'énergie est mouvement, transformation et capacité d'action : elle relie, active et rend possible. 

La notion d'énergies fécondes a mis en avant la diversité des sources, des initiatives et des formes d'énergie. Naturelles, humaines ou créatives, ces énergies produisent, transforment et génèrent des dynamiques nouvelles. Ce foisonnement, à la fois technique et humain, a invité à penser l'énergie comme une force collective, faite d'interactions, de circulations et de coopérations.

Pour cette édition, Manifesto a assuré la programmation d’un parcours artistique. Au cœur des œuvres totémiques de Paul Créange, Anaïs Lelièvre et Recycle Group, il y a ces processus de transformation et de régénération : comment les matières gardent la mémoire des ressources, comment les systèmes vivants et humains interagissent, et comment des forces souvent invisibles façonnent notre relation au monde.

Dans un contexte où les enjeux énergétiques redéfinissent nos manières d'habiter la planète, cette proposition artistique envisage l'énergie comme une dynamique collective : un foisonnement de forces qu'il s'agit d'articuler, de relier et d'accompagner, afin de faire émerger de nouvelles formes de création, de coopération et de transformation pour les territoires à venir. Cette programmation a été accompagnée d'une curation de photographies, prêtées à Leonard par GIP Europe dans le cadre d'un partenariat.

Festival Building Beyond

Fondé en 2008 par Andrey Blokhin et Georgy Kuznetsov, Recycle Group développe une pratique qui explore les enjeux du numérique et des réalités virtuelles à travers l’usage de matériaux recyclés et d’imageries hybrides.

Leur travail met en tension des registres a priori opposés, faisant dialoguer références classiques et culture contemporaine.

Pour Building Beyond, le duo présente Laocoon (2021), une sculpture en mesh plastique transparent représentant un père et ses deux fils, non plus aux prises avec des serpents, mais avec des câbles évoquant les réseaux numériques.

Chez Recycle Group, le mesh devient le symbole d’un monde traversé par des flux invisibles, données, connexions, internet, qui structurent nos environnements et nos comportements.

En réinterprétant ce mythe antique, l’œuvre propose une lecture contemporaine de la lutte humaine face à la surcharge informationnelle et aux réseaux qui nous entourent et nous contraignent.

Paul Créange est un artiste plasticien français dont le travail explore les interactions entre matière, lumière et environnement.

La sculpture incandescente de Paul Créange, Unburnt bush (2021) semble traversée de flux, de réseaux, d’une énergie qui transcende la matière. Elle mêle capteurs, câbles, lumières et déchets industriels que l’artiste recycle en y associant des fragments de photographies par le biais de l’impression. 

Comme mises en mémoire, ces photographies apportent à cet ensemble hybride une profondeur : traces invisibles et abstraites du monde, elles agissent comme des réminiscences, des souvenirs.

Dans le dialogue qu’il opère dans son travail entre l’organique, le naturel et l’artificiel, Paul Créange inclut également l’environnement dans lequel l’œuvre prend place puisque son intensité lumino-chromatique dépend de l’activité qui y est déployée.

Diplômée de l’École d’Art de Rouen et titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 1, l’artiste développe une pratique à la croisée du dessin, de la céramique et de l’installation.

Nourri par l’observation des territoires, son travail restitue des dynamiques transversales et explore les relations entre formes naturelles et constructions humaines.

Conçue initialement en 2018 au Musée des Augustins de Toulouse, en partenariat avec Cahors Juin Jardins, cette installation évolutive a depuis été réactivée dans différents contextes. Pensée comme une forme nomade et modulable, elle s’ancre et se transforme au fil de ses réimplantations.

En détournant l’imaginaire végétal, Anaïs Lelièvre donne à voir des racines extraites de leur milieu d’origine : coupées, mises à nu, elles deviennent des structures visibles, presque architecturales.

L’œuvre propose ainsi une réflexion sensible sur l’espace, engageant le corps du visiteur dans une expérience à la fois physique et perceptive.